Bisociation – jamais entendu parler ? Cette technique de créativité implique la combinaison des domaines les plus divers. Habituellement, vous pensez dans les mêmes cercles lorsque vous traitez un sujet ou un problème, la bisoziation est la recherche dans d’autres domaines. C’est une méthode très prometteuse qui permettra de grandes avancées cognitives pour les individus.

Qu’est-ce que la bissociation ?

La bisociation est l’une des techniques créatives relativement peu connues et conduit généralement à une existence obscure dans l’artisanat. Cependant, ce n’est pas justifié, car ce type de créativité donne des résultats étonnants. Le terme «bisociation» a été inventé par l’écrivain et philosophe culturel Arthur Koestler. Grâce à cette technique créative, une personne est obligée de quitter les sentiers battus de la pensée et d’établir des liens entre des domaines de relations apparemment indépendants.

En association, nous connectons des pensées qui sont dans le même cadre de référence. Dans la bisociation, par contre, nous combinons des dimensions quelconques ou opposées de la pensée. C’est pourquoi cette technique de créativité focalisée nécessite beaucoup de courage de la part des participants. Les structures de pensée imbriquées doivent être brisées pour permettre des solutions qui semblent initialement inhabituelles, voire absurdes ou tout simplement impossibles.

À quoi la bisoziation est-elle adaptée ?

La bisociation permet d’obtenir des approches non conventionnelles pour résoudre des problèmes et des tâches concrètes dans un environnement technique ou créatif. Un groupe de 5 à 20 personnes convient pour l’événement. Il doit y avoir un modérateur qui connaît la technique de la bisociation et qui l’a utilisée ou dirigée plusieurs fois.

Vous avez également besoin de plusieurs photos (environ 5 pièces, bien visibles et imprimées en format A4 ou plus grand) ainsi que de fiches et d’un tableau à épingles. Selon la taille du groupe et la difficulté de la tâche, le temps nécessaire est compris entre 1 et 3 heures.

Comment procéder à la bissociation ?

Comme la bisociation nécessite peu de matériel et peu de préparation, elle peut être assez bien intégrée dans les réunions hebdomadaires ou les réunions de projet. En raison de sa méthode créative, elle est bien adaptée à l’artisanat et aux moyennes entreprises. Dans l’ensemble, quatre phases sont traversées :

La phase de définition du problème :

Avec les participants du groupe, le problème est défini ou la description de la tâche est élaborée et consignée par écrit. Cette description du problème est importante afin de ne pas perdre de vue l’objectif réel dans les phases ultérieures.

La phase de libre association :

Dans cette phase, les images préparées sont placées au centre du tableau. Peu importe le type de représentation graphique: illustration de livre, peinture, publicité, photographie ou dessin technique. Il est important que l’image ait le moins de rapport possible avec le problème. Exemple: représentation d’une cathédrale gothique, d’un enfant riant ou d’une montgolfière devant l’horizon dans le cas d’un problème «d’amélioration écologique des emballages de café à emporter».

À partir de la sélection d’images, vous pouvez libérer votre imagination et vos pensées et choisir des images inhabituelles. Parmi les images présentées, le groupe choisit celle où la plupart des membres du groupe ressentent spontanément beaucoup d’émotions et de pensées. Tous les participants décrivent maintenant leurs pensées, idées, inspirations et sentiments concernant l’image sélectionnée. L’animateur les écrit sur des fiches et les dispose sur le tableau d’affichage.

Cette phase est similaire à celle du brainstorming. S’il s’agit d’un groupe très hétérogène avec des participants dominants et très réservés, ce type de rassemblement d’idées peut être soutenu par un brainstorming, dans lequel tous les participants ont leur mot à dire, pour ainsi dire. C’est là que l’intuition du modérateur est nécessaire pour déterminer la meilleure façon de mener à bien la phase d’association. Lorsque tous les participants ont soumis leurs idées sur le thème « images », la phase suivante commence.

La phase de formation de l’analogie :

Dans la troisième phase de la bisociation, la production d’analogie, le problème originel est repris. On comprend alors pourquoi la description du problème et la définition des tâches réalisées en phase 1 étaient si importantes. Vous pouvez l’utiliser maintenant et vous n’avez pas le temps de discuter de ce que c’est. Avec le modérateur, toutes les déclarations de la phase 2 – association libre avec des images sont placées sur les cartes. Ils vérifient si ces déclarations peuvent correspondre d’une manière ou d’une autre au problème ou à la tâche initiale. Cette étape commence généralement par une hésitation car les participants doivent d’abord s’habituer à cette façon de connecter différents courants de pensée. Pendant les sessions, cette phase s’agrandit généralement et est finalement très amusante pour tous les participants.

Il faut beaucoup de temps, de courage et d’engagement pour laisser derrière soi des schémas de pensée familiers et briser des structures incrustées. Un modérateur expérimenté est absolument nécessaire. La plupart des participants ont peur de formuler des schémas de pensée soi-disant absurdes. D’après mon expérience, c’est la plus grande pierre d’achoppement pour démarrer cette technique. L’animateur doit veiller à ce qu’il y ait une atmosphère ouverte dans le groupe : personne ne doit se mettre dans l’embarras avec ses idées, mais être récompensé par des approches non conventionnelles des solutions.

La phase d’évaluation du transfert vers le problème

Une fois que le modérateur a noté toutes les analogies et les a accrochées sur un tableau d’affichage de manière clairement lisible, la phase d’évaluation et de transfert commence. Dans le cadre d’une évaluation conjointe, les participants discutent des solutions qui leur semblent les plus judicieuses. La méthode permet également de poursuivre des idées qui offrent en principe un potentiel de mise en œuvre, mais qui doivent encore être modifiées, adaptées ou améliorées. Cette discussion est la base de mesures concrètes dans lesquelles doivent s’inscrire les solutions proposées.

Après la théorie, une étude de cas de la bissociation :

De la théorie à la méthode pratique : j’illustrerai la technique en utilisant une étude de cas qui s’est révélée similaire dans l’un de mes projets de conseil :

Définition du problème :

Un café local est confronté à la concurrence, car une chaîne de café s’ouvre dans la ville voisine et attire les jeunes comme clients. Avec ses produits « à emporter », cette chaîne de café provoque une baisse des ventes dans les cafés locaux.

Libre association :

Sélection d’images : Une montgolfière colorée devant un panorama de montagne avec un ciel bleu et du soleil

Collection de matériel pour l’image : couleur, liberté, expérience communautaire, insouciance, dominateur, fragile, hauteur, été, bonheur, aventure, tradition

Faire des analogies :

Couleur : Variété, grand choix de spécialités de café. S’adresse à tous les groupes de population

Liberté : possibilité de choisir son propre café, libre choix de la place, choix du mode de paiement (espèces, carte EC, débit du compte en fin de semaine)

Expérience communautaire : aller dans un café avec des amis / de la famille au lieu d’acheter un produit à emporter seul, lieu de communication, connexion à Internet / réseaux sociaux, programmes de parrainage par des amis

Carefree : Produits diététiques ou pour les personnes allergiques

Ci-dessus : Un endroit pour se sentir bien, pour oublier le quotidien, pour échapper aux soucis, pour trouver une nouvelle inspiration

Fragile : les liens sociaux doivent être préservés, un point de contact comme « terrain neutre » dans les situations difficiles, dans les négociations

Été : possibilité de s’asseoir dehors, de profiter de l’été, offres saisonnières

Lachance : Une entreprise spécialisée dans la construction neuve

Aventure : produits exotiques, journées à thème, offres surprises, produits connus non conventionnels et nouvellement mis en œuvre

Tradition : Le café fait partie intégrante de la communauté villageoise et doit le rester. Cela se voit dans l’interaction interpersonnelle ainsi que dans l’ameublement, la tradition a besoin de racines

Évaluation et transfert :

Les analogies mentionnées ci-dessus reposent largement sur l’individualisation et se distinguent clairement de la standardisation des chaînes de distribution. La communication, les liens sociaux (traditionnels avec les amis / la famille ainsi que les nouveaux via les nouveaux médias) sont au premier plan d’une stratégie axée sur le client.

Les mesures se présentent comme un déblocage cognitif à travers plusieurs étapes où les participants sont invités à résoudre des problèmes. Des phases d’association permettent de les stimuler et aiguiser leur esprit d’analogie.

Les associations qui n’aboutissent à aucun résultat utile, comme la « taille » ou la « chance », ont été initialement omises.

Conclusion sur la bissociation

C’est un plaisir de vous présenter la technique de créativité Bisoziation et vous montrer pourquoi cette créativité peut apporter des résultats particulièrement utiles. Une approche modeste permet d’aborder le sujet dans une nouvelle perspective menant à la créativité et aux idées de circuler. Bien que le processus de recherche d’une solution soit proche du désespoir, la diazotation peut stimuler différents niveaux de réflexion.